Ce que j’ai reconsidéré.
En relisant, j’ai vu qu’il fallait être plus précis sur l’exemple indien, pour qu’il soit inattaquable. Ce que les Indiens appellent le « Zero Budget Natural Farming », sous l’impulsion de Subhash Palekar, se réclame de l’esprit de Fukuoka, mais a développé ses propres techniques. Ce n’est pas du Fukuoka strict, et le dire clairement rend l’exemple plus solide, pas moins.
Ce que je corrige.
Cette agriculture naturelle est aujourd’hui pratiquée par plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de paysans selon les sources, avec un objectif officiel de six millions dans l’État de l’Andhra Pradesh. Les études de terrain débattent encore des rendements exacts, mais convergent sur deux points, et ce sont les plus importants : des coûts de production effondrés, et des paysans qui restent sur leurs terres au lieu de les abandonner.
Ce que je maintiens.
Ce que l’Inde démontre, ce n’est pas que les chiffres de Fukuoka se transposent tels quels. C’est qu’une agriculture naturelle peut être adoptée massivement, à l’échelle d’États entiers, par des gens ordinaires. C’est exactement la question que ce texte pose pour l’Europe.
Laisser un commentaire