Ne peut-on pas faire coexister les deux ?

Ce que j’ai reconsidéré.
En relisant, j’ai vu qu’une phrase était trop catégorique : j’affirmais qu’il n’y avait pas de troisième voie. Or on peut m’objecter qu’un mélange existe, l’automatisation pour les grandes cultures et des systèmes vivants portés par des humains en périphérie. C’est même, en apparence, la trajectoire actuelle. Affirmer cette voie inexistante, sans l’expliquer, ouvrait une brèche facile.

Ce que je corrige.
Je ne crois pas ce mélange stable, et il faut dire pourquoi plutôt que de le balayer. La vitesse de déploiement et d’auto-amélioration de l’intelligence artificielle est sans commune mesure avec la vitesse à laquelle une société apprend et transmet des gestes. Un équilibre entre deux forces dont l’une croît de façon exponentielle et l’autre lentement n’est pas un équilibre, c’est un sursis. Si la part humaine de la chaîne alimentaire n’est pas installée, ancrée dans les corps et les habitudes avant que l’automatisation n’ait rendu son coût dérisoire, elle sera absorbée. Non par décision, mais par érosion.

Ce que je maintiens.
Le moment où nous nous tenons est probablement le dernier où ce choix est encore ouvert.


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