Je m’appelle Charles Monvoisin. Horticulteur-paysagiste de formation, avec vingt-cinq ans de métier. Ce que je sais, je l’ai appris sur le terrain, en observant, en échouant et en recommençant, dans une centaine de lieux et sous des climats très différents.
Il y a une quinzaine d’années, la pensée de Masanobu Fukuoka m’a touché par sa solidité et son sens profond. Assez pour que je passe les années suivantes à l’éprouver partout où la vie m’a mené, du bord de mer jusqu’en montagne et cela dans trois pays. Ce manifeste est le fruit de cette période. Je l’ai porté seul longtemps, avant de réussir enfin à le poser sur le papier.
Je pose cette thèse publiquement, parce que je crois qu’elle est utile, qu’elle appartient à tout le monde et qu’il est temps que cette conversation ait lieu. Je n’en tire rien, elle est gratuite. Mon rôle ici est celui du fondateur et de la référence technique, pas celui du porte-parole. Le débat, lui, appartient à qui veut s’en saisir.
